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15/02/2011

La révolution des frites/Pas en notre nom / Niet in onze naam (dessin Mercenier)

La révolution des frites/Pas en notre nom / Niet in onze naam (dessin Mercenier)

fritechine.JPGc'est jeudi !!

Une trentaine d'associations étudiantes organisent, en collaboration avec la plate-forme nationale « Pas en notre nom/Niet in onze naam », plusieurs actions jeudi aux quatre coins du pays.
 
Les actions auront lieu à Bruxelles, Anvers, Gand, Louvain, Louvain-la-Neuve et Liège.Contrairement à la manifestation « Shame » organisée le 23 janvier dernier par cinq étudiants belges francophones et néerlandophones qui avait rassemblé plus de 30.000 personnes dans les rues de la capitale, la « révolution des frites » véhicule un message politique précis et comporte des revendications.
La division n'est pas une solution pour les étudiants
« Nous voulons exprimer le ras-le-bol de l'impasse politique et faire passer un message anti-séparatiste et anti-nationaliste. Nous ne sommes pas pour ou contre un parti mais bien contre les partis qui veulent diviser le pays », explique le président de la Fédération des étudiants francophones (FEF), Michaël Verbauwhede.
« La division ne peut pas être une solution pour les étudiants. Il y a déjà trop de différences existantes entre l'enseignement des Communautés française et flamande. Pour le moment, tous les combats de la FEF se trouvent dans l'impasse : la résolution du numerus clausus, le refinancement de l'enseignement et la demande de gratuité des transports en commun pour les étudiants », note-t-il.
Maintien de la sécu et une circonscription fédérale
Par cet appel à manifester, les étudiants soutiennent également deux revendications de la plate-forme « Pas en notre nom » (collectif d'artistes opposé au « nationalisme borné ») : le maintien de la sécurité sociale et l'élaboration d'une circonscription fédérale, « afin de pouvoir élire un homme politique qui représente l'ensemble des Belges et non juste les francophones ou juste les néerlandophones », détaille Alexandre Hublet, représentant effectif de la faculté de droit auprès du Bureau des étudiants administrateurs (BEA) de l'ULB.
Concrètement, à Bruxelles, les étudiants partiront de leur université ou haute école respective (ULB, VUB, Saint-Louis, ISFSC...) pour se rassembler place Poelaert à 14h00 où un bar et de la musique seront prévus.
« Il y aura également deux mascottes représentant nos communautés, un lion et un coq. Nous mettrons peut-être en place un tribunal qui aura pour devoir de juger la scission », détaille Nicolas Debue, du BEA.
A Louvain-la-Neuve, un grand rassemblement est prévu à 13h00 sur la Grand-Place où seront organisées plusieurs activités : flash mob, mur de revendications et stand de fléchettes où les étudiants pourront viser la tête des politiciens, le tout en musique « et, si la police le permet, avec des fûts de bière et une baraque à frites », ajoutent les organisateurs.
A Liège, les étudiants se retrouveront à 16h30 sur la place Saint-Lambert pour manifester et danser pour l'unité.
Du côté d'Anvers, les jeunes sont attendus à 16h30 sur la Groenplaats pour un set DJ ; à Gand, 249 personnes se rassembleront à 15h00 pour un strip-tease géant sur le Kouter ; et à Louvain, une fête est organisée à 13h00 sur la Ladeuzeplein où 300 paquets de frites seront distribués.
Une action symbolique
« Il s'agit surtout d'une action symbolique. Nous préférions créer plusieurs petites actions plutôt qu'une grande mobilisation. Notre message à tous est clair : nous voulons vivre ensemble et véhiculer un message positif », déclare Kliment Constantinov, du Conseil étudiant de Gand (Gent Studenten Raad).
« Pourquoi la « révolution des frites » ? Parce que c'est un clin d'oeil à la révolution du jasmin en Tunisie, sans pour autant dire que nous vivons dans un système dictatorial. Et puis, la frite est bien évidemment le symbole de la 'belgitude' », explique Alexandre Hublet.
Le 17 février, cela fera 249 jours que la Belgique est sans gouvernement, soit un record du monde détenu jusqu'ici par l'Irak pour former un accord de gouvernement.
Selon l'agence de presse française, l'AFP, ce chiffre de 249 jours renvoie à la durée qu'il avait fallu aux responsables irakiens pour parvenir à un accord de partage du pouvoir entre Kurdes, sunnites et chiites, après les élections du 7 mars 2010. Les Irakiens avaient eu besoin de 40 jours supplémentaires pour que le nouveau gouvernement entre en fonction, soit 289 jours en tout, ce qui constituerait le vrai record du monde pour l'entrée en fonction d'un cabinet.
En Belgique, le 22 avril dernier, Alexander De Croo avait annoncé que son parti, l'Open VLD, avait perdu la confiance dans « ce gouvernement ». Yves Leterme avait alors été contraint de présenter la démission du gouvernement fédéral au Roi. Dès lors, depuis le 26 avril, lorsque le Roi a accepté cette démission, le pays dispose d'un gouvernement chargé des affaires courantes.
Si l'on prend cette date comme point de départ, nous sommes déjà ce mardi à 297 jours de pays sans gouvernement de plein pouvoir. En retenant ce repère, nous avons donc déjà battu le record de l'Irak.
Néanmoins, si l'on retient le 13 juin, date de l'organisation des élections législatives anticipées, cela fera bien 249 jours jeudi que la Belgique ne dispose pas d'un gouvernement de plein exercice.

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